Premier article de 2019 : j’ai peut-être été un poil trop ambitieuse, ou trop optimiste, quand j’ai imaginé pouvoir travailler, m’occuper d’un bébé ET tenir régulièrement un blog parental. C’est un défaut récurrent chez moi, puisque j’étais également sacrément optimiste quand dans cet article, je supposais que les soucis de digestion du petit poulet étaient terminés. Flash info : ils ne l’étaient pas !

Pour bien vous faire comprendre le parcours du combattant qu’a été notre recherche du lait idéal, je pense qu’il est nécessaire que je vous refasse l’historique complet. Prenez un truc à grignoter, ça va être long…

Le prégallia : le premier d’une longue série.

Juillet 2018 : naissance du petit poulet, qui pour le coup est vraiment petit. La maternité nous prescrit donc ce lait « boosté aux hormones » spécial prématurés. Lait qui coûte un bras (17 euros la boîte de 400g), mais qui est très bien toléré par notre petit bonhomme. Après deux semaines de gavage intensif, notre bébé atteint un poids satisfaisant, et on nous informe qu’il est temps de passer à un lait classique.

Le gallia Calisma : le début des problèmes.

Le prégallia ayant été bien toléré, il nous semble logique de prendre le lait 1er âge de la même marque. Prix correct, packaging pratique, pas de grumeaux : sur le papier, ce lait a tout pour nous plaire. Mais au bout de seulement quelques jours, le petit poulet commence à régurgiter énormément, parfois une ou deux heures après les biberons. A la consultation des 1 mois, la pédiatre nous conseille de prendre un lait légèrement épaissi de la même gamme :

Le galliagest : quand la constipation fait son entrée.

Niveau régurgitations, ce lait fait plutôt bien le job. Par contre, il est épaissi à l’amidon, qui constipe pas mal… et auquel notre bébé semble très sensible. Le galliagest marque le début des « coliques » (je continue à penser que ce mot n’est qu’une invention des médecins destiné à masquer le fait qu’ils sont incapables de dire pourquoi ton gosse a mal au ventre). C’est avec ce lait que je vais apprendre toutes les techniques dont je vous parlais ici. En quelques semaines, l’état du petit poulet se dégrade : il arrête de faire ses nuits, hurle toute la journée dès qu’il n’est pas sur nous, refuse de dormir sur le dos… Ma pédiatre est en congés, en désespoir de cause je rechange de lait :

Le gallia lactofidia : nom improbable et effet désastreux

Après trois milliards de recherches sur le net, c’est pleine d’espoir que je jette mon dévolu sur ce lait anti-coliques, sensé être miraculeux. De tout notre « parcours laitier », c’est sans doute ma plus grosse erreur : je n’aurais pas dû changer sans avis médical, mais je ne pouvais pas voir mon fils souffrir autant sans tenter quelque chose. Le résultat est tout bonnement catastrophique. En seulement quelques jours les biberons deviennent un enfer, nos journées sont ponctuées de hurlements, le petit poulet finit par refuser de s’alimenter, retour à la case pédiatre ! Qui nous annonce que notre bébé souffre d’une œsophagite, qu’il a sans doute un reflux gastro-œsophagien interne, et qui nous conseille, je vous le donne dans le mille… de passer à un nouveau lait.

Le nidal plus : le moins pire?

C’est avec ce lait qu’on dit adieu à la marque Gallia : le nidal plus est un lait épaissi à l’amidon MAIS qui contient également des fibres, histoire d’éviter un minimum la constipation. Les résultats sont plutôt bons : transit qui revient à la normale, RGO qui semble enfin maîtrisé, bébé de plus en plus serein… Tout a l’air d’être rentré dans l’ordre et je pense naïvement qu’on a trouvé le lait idéal… Sauf qu’au fil des mois les régurgitations redeviennent anormales. Elles n’ont pas l’air douloureuses, mais à la crèche on nous informe que notre fils est parfois changé 3 fois intégralement dans la même journée. A la visite des 7 mois, la pédiatre évoque très rapidement une possible intolérance aux protéines de lait de vache, mais nous conseille finalement de… devinez?

Le modilac AR : aussitôt commencé, aussitôt arrêté

Pour notre pédiatre, il faut un « vrai » lait anti-régurgitation, plus épais que notre lait actuel. Afin d’éviter les coliques qu’avait provoquées le galliagest, elle nous en prescrit un épaissi à la fois à l’amidon (constipant) et à la caroube (sensé avoir l’effet inverse). Au bout de deux boîtes, on se rend compte que la marque qu’elle nous a conseillée est juste introuvable dans les pharmacies environnantes (et quelques semaines plus tard, elle serait de toute façon retirée des rayons suite à une sombre histoire de salmonellose).
Heureusement, il existe un lait à la composition similaire produit par une une autre marque :

Le novalac AR + : le début de la fin

Comme à quasi chaque changement, ce lait au début nous paraît miraculeux. Plus de régurgitations, plus besoin d’emmener des vêtements de rechange dès qu’on sort de la maison… Mais si les journées se passent mieux, très vite les nuits (re)deviennent compliquées. Bébé qui se réveille en se tortillant, voire en hurlant de douleur, difficulté à trouver sa position pour se rendormir, cou en extension… Bientôt les régurgitations font leur grand retour, encore plus intenses qu’avant. Désespérés, on (re)commence à lire tout et n’importe quoi sur Internet et on finit par tomber sur un article traitant du syndrome de KISS. La plupart des symptômes coïncident avec le comportement du petit poulet, direction : l’ostéopathe pour avoir son avis. C’est là que pour la deuxième fois, on nous évoque une possible intolérance au lait. Pour lui, même les problèmes ORL de notre bébé pourraient être dus à son alimentation. Le lendemain quand j’en discute avec les puéricultrices de la crèche, elles confirment l’intuition de l’ostéo : pour elles, il y a une intolérance. Après un rapide coup de fil à ma pédiatre, on décide de tenter un lait infantile sans protéines de lait de vache.

Le novalac allernova : le saint graal (mais jusqu’à quand?)

Et voilà comment le lait qui pue a fait son entrée dans notre vie. Il n’a pas grand chose pour lui ce lait : il est excessivement cher (20 euros la boîte de 400g, ce qui nous fait… 3 jours et demi de biberons), son packaging n’est pas pratique du tout, il se mélange mal, colle, ne sent pas très bon (un mélange de croquettes pour chat et de nourriture pour poisson), pue encore plus une fois régurgité, a une texture bizarre qui ne ressemble pas vraiment a du lait… mais le résultat sur notre bébé a été bluffant.

Voilà un peu plus de 15 jours qu’il boit le lait qui pue. En 15 jours, sa motricité s’est développée de façon incroyable. Il a appris à ramper, et passe la journée à explorer son environnement, bluffant le personnel de la crèche. Alors qu’il y a encore quelques semaines il était totalement inenvisageable de le laisser seul plus de 2 minutes, aujourd’hui il s’éclate sur son tapis et babille avec ses jouets. Ses problèmes digestifs récurrents l’avaient rendu plutôt silencieux (sauf quand il pleurait ou hurlait…), aujourd’hui il raconte sa petite vie à longueur de journée. Et il doit en raconter, des aventures, derrière ses « bada badaa » et ses « atta, atta, atta ! ». S’il continue à évoluer aussi vite, il marchera dans deux semaines, parlera dans 1 mois, et obtiendra son bac avec mention avant 2 ans.

Voilà pourquoi il ne me reste qu’une seule chose à dire pour conclure cet article :

Merci le lait qui pue.

Plus sérieusement, petit conseil du jour : si vous n’arrivez pas à vous en sortir avec les problèmes digestifs de votre bébé, si les « coliques » s’éternisent après 3 mois révolus, si vous commencez à vraiment en avoir marre que votre enfant ET vos vêtements sentent le vomi dès 8h du matin… discutez avec votre médecin/pédiatre de la possibilité d’essayer un lait sans PLV. L’intolérance aux protéines de lait de vache est apparemment très fréquente chez les nourrissons, et elle est moins facilement détectable qu’une « vraie » allergie. Pour nous les résultats ont vraiment été rapides, alors s’il y a le moindre doute, ça ne coûte pas grand chose d’essayer : à peine 20 euros la boîte !

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