Je sais que certaines femmes adorent être enceintes. Elles se sentent « vraiment » femmes, sont fières de leur ventre de grossesse, rayonnent d’une aura particulière… Ce n’est pas mon cas. Même si ma grossesse s’est avérée plutôt cool, je suis contente que ce soit terminé, contente que mon corps soit revenu à la normale (enfin, si l’on peut vraiment qualifier de « normal » l’état dans lequel je suis depuis le retour de la maternité, savant mélange de fin de baby blues, de chute d’hormones et de fatigue). Parce qu’on ne va pas se mentir, ces 9 derniers mois ont quand même été ponctués de pas mal de trucs un peu nazes. Petit top 8 des flops de la grossesse :

 

1 – Les interdits alimentaires.

Salmonellose, toxoplasmose, listériose… Être enceinte, c’est se soucier de tous ces trucs en « ose » et devoir du coup se priver de tout ce qui est bon. Finis donc charcuterie, mousses au chocolat, tartes au citron meringuées, mayonnaise maison, viandes à point… Le must? Tomber enceinte à Noël, et dire au revoir au foie gras, au champagne et au saumon fumé… Heureusement, pour le petit côté festif, il reste les biscuits 3D cacahuète.

 

2 – Les soirées

Faire un after dans un bar quand tu es enceinte, c’est accepter de passer une soirée entière à siroter au choix :

  • du coca. Mais pas trop hein, parce que les sodas, pendant la grossesse, ce n’est pas très bon, trop sucré, et l’aspartame ce n’est pas terrible non plus donc on évite le light, et…
  • des diabolos. Je n’en avais pas bu depuis très (TRÈS) longtemps, et devinez quoi? C’est dégueulasse.
  • du jus de fruits. Sauf que dans les bars, en général, le jus de fruits c’est un concentré plein de sucre, et le choix se limite souvent à « jus d’orange ou jus de pomme? ».
  • de l’eau. Voilà voilà.

Si vous avez de la chance, le bar proposera quelques cocktails sans alcool. Que vous paierez souvent plus cher que la version avec alcool, allez savoir pourquoi. Si vous n’avez pas de chance, on vous répondra ce qu’on m’a dit dans un célèbre bar à cocktails de Lille :

Un cocktail sans alcool? On ne fait pas ça ici, c’est un non sens. Mais on fait de très bonnes limonades* !

*Psst : monsieur le barman, si un jour tu tombes sur ce blog, je ne sais comment : tu peux te la mettre où je pense ta limonade. Bisous.

 

Du coup tu évites les soirées dans les bars, à la place tu invites les gens chez toi, et là tu peux sortir l’arme fatale, LE truc qui te permet de trinquer dignement :

festillant
Sans alcool, la fête est plus folle !

 

3 – Les vêtements moches

Etre enceinte, c’est aussi renoncer à tout style vestimentaire. Je ne suis pas une fashion victim, loin de là, mais il y a des limites : vêtements informes, illustrations niaises au possible, couleurs immondes… Enfin mesdames et messieurs les designers de vêtements de grossesse, vous ne pensez pas que ça nous suffit de nous sentir grosses et moches? Il faut vraiment ajouter à ça la tunique jaune canari annonçant « bébé en cours de chargement » ou « toi + moi = mini nous coeur coeur coeur » ?

Enfin, je suis un peu dure : certains magasins proposent des collections assez sympas de vêtements de grossesse… Mais à quel prix? Sérieusement, quel est l’intérêt de craquer son PEL pour des vêtements qui ne nous iront que quelques mois?

 

4 – Les culottes géantes

Pas envie de m’épancher là dessus… Mais prendre deux tailles de culottes en 9 mois, c’est quand même assez plombant pour le moral…

 

5 – Le colostrum, cet enfoiré

Depuis le début de ma grossesse, au milieu de toutes mes incertitudes, il y a une chose que je savais de façon sûre : je n’allaiterai pas. Je n’ai jamais douté de ce choix. Sauf que mon corps, lui, en a décidé autrement. Depuis le 4ème mois environ, il s’est préparé à allaiter. La première fois que j’ai vu une petite tache sur mon T-shirt, pile au milieu du sein droit, je me suis dit « ah mince, je me suis salie », et je me suis changée. Quand une heure plus tard la même tache faisait son apparition, j’ai compris que j’étais dans la mouise et que j’allais devoir investir dans des coussinets d’allaitement. Ce que je ne savais pas à ce moment là, c’est que ces fuites qui me semblaient horribles à l’époque, ce n’était RIEN comparé à ce qui m’attendrait après l’accouchement… Mais ça, c’est une autre histoire !

 

6 – Les envies pipi

Un symptôme de grossesse pas très original, mais bien handicapant : à partir du 7ème mois à peu près, je me suis retrouvée incapable de rester plus d’une heure sans aller faire pipi. En même temps, difficile de te retenir quand tu as une petite cacahuète dans le ventre dont l’activité favorite consiste à te donner des coups de pieds dans la vessie ! L’avantage, c’est que maintenant, je serais capable d’écrire un guide touristique des WCs publics de Lille, en les classant par propreté, gratuité et horaires d’ouverture… Ça peut toujours servir !

 

7 – Les poils sournois

On reste dans le glamour, toujours ! C’est bien connu : enceinte, on est sensées avoir « de beaux cheveux ». Ce qu’on ne nous dit pas, c’est qu’il n’y a pas que les cheveux qui poussent bien sous l’effet des hormones de grossesse : il y a aussi… à peu près tout le reste. Et parfois à des endroits totalement improbables. Voilà comment je me suis retrouvée avec un duvet du plus bel effet tout autour du nombril. Sexy, vous avez dit sexy? En tout cas ce qui est sûr, c’est qu’on peut dire que j’ai eu une grossesse…. Au poil ! Ba dum tschh !**

** Vanne approuvée par l’ADBP, l’association de défense des blagues pourries.

 

8 – L’obsession du ventre de grossesse

Une des choses que j’ai le moins supportée pendant ces neuf mois, c’est l’obsession des gens pour le ventre de grossesse. Comme si le fait d’être enceinte marquait au fer rouge juste au dessus de ton nombril (poilu) « allez-y les gars, regardez, touchez, c’est open bar! ». Entre tes proches qui te demandent régulièrement combien de kilos tu as pris, tes amis qui ne t’accueillent plus en te disant « bonjour » mais « ah ça y est tu as bien grossi, ça se voit ! », ou encore Tatie Raymonde qui vient poser de force sa main sur ton ventre en te demandant si tout va bien là dedans… D’un seul coup tu n’as plus l’impression d’être une personne à part entière, mais juste un ventre sur pattes.

 

Bon, je me plains, je me plains, mais j’ai évité pas mal de symptômes bien nuls (nausées, remontées acides, hémorroïdes, jambes lourdes, et j’en passe…), et je sais qu’au final j’ai eu ce qu’on appelle une grossesse « facile » : une semaine avant d’accoucher, je travaillais encore. Et puis quand je vois la cacahuète que j’ai fabriquée durant ces 9 mois, je me dis que ça valait quand même le coup !

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